L’avenir de la finance lié à la blockchain

La technologie blockchain est née avec le bitcoin. Alors que la plus célèbre des cryptos fête ses dix ans cette année, on compte désormais près de 30 monnaies numériques. La finance est le premier secteur à avoir compris le potentiel de la blockchain, dont les cryptos sont devenues l’emblème, qui engendre des investissements en croissance exponentielle.

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La technologie blockchain révolutionne la finance

La révolution de la blockchain

Le trading des crypto-actifs n’a jamais eu autant le vent en poupe. Les utilisateurs de cryptos sont passés de 18 à 35 millions en une année, et les plus grandes institutions bancaires ont lancé leurs propres devises virtuelles, à peine quelques années après les avoir critiquées…

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La technologie blockchain, qui permet le stockage et la transmission d’informations  – sécurisées grâce à la cryptographie – sans besoin d’un tiers de confiance, a conquis le monde de la finance et est en passe de transformer ce secteur avec des applications qui dépassent le seul domaine des crypto-monnaies.

Les revenus générés par les investissements dans ces technologies dites de registre devraient atteindre des sommets dans les décennies à venir.

En France, le gouvernement a mesuré l’ampleur du phénomène et mis en place une « équipe de la blockchain » pour ne pas rater le train en marche de l’innovation. Une coopération s’est établie entre parlementaires, groupes du CAC 40, instituts de recherche, start-ups pour vivre la « révolution blockchain ». On parle déjà de 200 projets en cours !

La cryptomonnaie bitcoin, première application de la technologie blockchain, a ouvert la voie au futur de la finance en 2009. Cette année-là, un internaute au pseudonyme de Satoshi Nakamoto lance le premier bitcoin au Japon. Simultanément, il publie un papier blanc sur les cryptomonnaies montrant comment le Bitcoin pourrait révolutionner la finance. Très rapidement, la Silicon Valley s’éprend de sa philosophie libertaire, loin des réglementations strictes des banques.

Et si la philosophie de Nakamoto fait des adeptes dans la Baie de San Francisco, la cryptomonnaie arrive aussi  à un moment opportun. Quelques mois après la crise financière de 2008, le bitcoin représente une aubaine pour les traders dont la majorité ont perdu une partie de leur fortune.

En lançant la première blockchain au monde, Satoshi Nakamoto, dont on ne connaît toujours pas le nom réel, devient milliardaire en quelques années. Il est actuellement classé comme étant la 44ème plus grande fortune au monde.

Une sécurité optimale garantie

Développée par des informaticiens tous férus de nouvelles technologies, les cryptomonnaies ont gagné leurs galons auprès du grand public en proposant des produits sécurisés.

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La blockchain intéresse de nombreux acteurs industrielsD’ailleurs, de grandes institutions font désormais confiance au blockchain pour d’autres types d’opérations, comme le rappelle Pierre D’Huy, consultant en sécurité informatique au Journal du net.

Par exemple, le Luxembourg Stock Exchange utilise Ethereum pour sécuriser des documents officiels à signer. “Chaque trader peut vérifier qu’un échange n’a pas été falsifié en comparant son exemplaire de la chaîne avec celui des autres”, rappelle Pierre d’Huy.

J.P Morgan, qui a lancé sa propre cryptomonnaie, la “JP Coin”, a également développé une technologie de pointe afin de sécuriser les transactions. Umar Farooq, responsable du projet a déclaré à Coindesk que cette monnaie devrait être distribuée sur toutes les plateformes de trading d’ici à l’année prochaine.

Vers un encadrement des cryptomonnaies

Alors que la cryptomonnaie a trouvé des enthousiastes de la première heure sans difficulté, convaincre les médias a été une toute autre affaire. Pendant des années, ces derniers lui ont bâti une réputation sulfureuse, la surnommant la “monnaie des pirates”.

Les devises virtuelles ont en effet été largement utilisées par les réseaux criminels via le « dark web ». Mais depuis plusieurs années, les régulations ont évolué et le contrôle devient plus strict.

Comme tout marché qui connaît un emballement, avec la multiplication des hedge funds en crypto, reposant sur des prises de risque très élevées, il a fallu poser les jalons d’un encadrement. L’Autorité des marchés financiers (AMF) est bien entendu largement mise à contribution en France.

Il est vivement recommandé d’éviter l’achat de certaines cryptomonnaies dites “anonymes”, telle que Monero. Comme avec de l’argent liquide, les transactions se font en tout anonymat et génèrent le plus souvent des ventes et des achats de biens illicites.

Pour ce qui est du trading en ligne, les experts préconisent des transactions transparentes via des courtiers régulés et autorisés par l’AMF.

La BCE exprime une opinion positive

Des banques telles que JP Morgan sont vite tombées sous le charme des cryptomonnaies. Il ne manquait qu’une validation des institutions politiques.

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C’est désormais chose faite, puisque la Banque centrale européenne a publié un rapport entérinant sa confiance dans les cryptomonnaies.

 “La forte volatilité des prix des actifs cryptographiques, l’absence de garantie de la part de la banque centrale et l’acceptation limitée des marchands empêchent actuellement les actifs cryptographiques de se substituer à la trésorerie et aux dépôts. “, peut-on lire dans le papier blanc disponible sur Internet.

Le rapport confirme que les plateformes qui proposent le trading des cryptomonnaies, si elles sont sûres et certifiées, ne “représentent pas un danger pour les particuliers”.