Rebond de l’or en pleine crise de COVID-19

Malmené ces dernières semaines, le cours du métal jaune s’est redressé alors que d’autres métaux précieux connaissent un enlisement inquiétant. En deux jours, l’or a connu un rebond qui pourrait faire oublier les pertes enregistrées dernièrement. La valeur refuge prête à nouveau à l’optimisme.

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L'or physique connaît une pénurie en pleine crise de coronavirus

Un métal précieux sous tension

La grande nervosité des marchés en réaction à la pandémie de COVID-19 a, semble-t-il, remis en question un temps le statut de valeur refuge de l’or.

Au début de la crise sanitaire, le cours du métal jaune s’est affaissé à l’instar d’autres métaux précieux et industriels. Alors qu’il avait atteint son plus haut depuis sept ans, à 1700 dollars l’once, au tout début de l’épidémie, l’or a plongé, les investisseurs cédant à la panique face à la débâcle du marché actions et la chute brutale du pétrole.

Au même moment, d’autres métaux précieux ont vu leur cours dévisser, tels l’argent, le platine, le cuivre ou encore le palladium, très demandé dans l’industrie automobile, stoppé net en pleine ascension. Ce dernier a en effet reculé de 37% depuis son pic à 2800 dollars l’once à la fin février.

L’arrêt de la production industrielle en Chine, premier importateur de matières premières dans le monde, a concentré les inquiétudes au départ des investisseurs, qui reportent désormais leurs craintes sur les Etats-Unis, deuxième plus grand consommateur mondial de métaux.

Mais la valeur refuge n’a pas réellement trahi sa réputation de placement sûr.

Pourquoi l’or reste une protection ?

Quand les titres boursiers sont trop instables, l’or apparait traditionnellement comme un placement refuge. A tel point que l’or physique est venu à manquer au fur et à mesure que l’épidémie s’est propagée. La demande reste forte et personne ne souhaite en temps de crise céder ses pièces et ses lingots.

 

Les épargnants veulent de l’or physique pour se rassurer par rapport à leurs pertes boursières et dans une logique également de diversification de leur portefeuille d’actifs. La crainte de la faillite des banques en raison de la crise du coronavirus et le risque d’inflation, bien réel, sont à l’origine de cette forte demande, et ce malgré la hausse des cours.

Selon le magazine Capital, les « détentions d’ETF sont au plus haut historique, et la France a dû suspendre les cotations sur le Napoléon vendredi dernier faute d’offre ! Il y a donc aujourd’hui des primes sur l’ensemble des pièces et lingots ». Du jamais vu depuis la guerre !

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Depuis lundi dernier, l’or connait un rebond. Son cours remonte « grâce aux conditions monétaires illimitées annoncées par la FED », explique l’analyste technique d’Alvexo, Stéphane Ceaux-Dutheil. Goldman Sachs, qui appelle l’or « la devise de dernier recours » pronostique même que l’once pourrait atteindre 1800 dollars d’ici fin 2020.

Comment investir dans l’or par temps de crise ?

Si la manière la plus simple est d’acheter de l’or physique (pièces ou lingots) au comptoir de certaines banques ou de courtiers spécialisés, la pénurie actuelle met en avant l’acquisition de l’or dit « papier » avec des rendements à court terme dans le cadre du trading.

Vous pouvez utiliser une plateforme de trading en ligne, en prenant soin de vérifier que le broker est reconnu, détenteur d’une licence lui donnant le droit d’exercer dans l’Union européenne et qu’il prélève des frais de commission peu élevés.