Navya passe à la vitesse supérieure

Navya, jeune pépite française de la high-tech et leader dans le domaine des véhicules autonomes, n’en finit pas de faire parler d’elle. Entre hausse spectaculaire en Bourse en 2020 et nouveaux partenariats d’avenir en 2021, les investisseurs s’y intéressent de près.

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Navya est devenu l'un des leaders français des systèmes de conduite autonome

Navya, leader d’un secteur d’avenir

En quelques années, la start-up lyonnaise, fondée en 2014 sur les restes de la société Induct, a su devenir un des leaders du secteur des véhicules autonomes. Dès 2015, l’entreprise a commercialisé un premier véhicule autonome de série, l’Arma. Puis, elle s’est lancée dans la mise au point de minibus et de navettes électriques et autonomes visant à desservir quartiers d’affaires, hôpitaux ou aéroports.

Après plusieurs échecs, notamment dans les quartiers Confluence à Lyon et La Défense à Paris, Navya réussit à mettre au point des navettes autonomes de niveau 4 et obtient un premier contrat historique avec Keolis. Suite à cela, son titre explose en Bourse en 2020.

Navya travaille désormais sur de nombreux projets à travers le monde. La société a déployé plus de 160 véhicules dans 22 pays en 2020. Et elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Navya a récemment annoncé son premier déploiement mondial au Japon en septembre 2020. Puis s’est attaqué au marché israélien en janvier 2021.

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C’est, en effet, en Israël que Navya lance le premier service de navettes autonomes au sein de l’hôpital Sheba de Tel Hashomer en banlieue de Tel-Aviv. Un Autonom Shuttle est ainsi intégré au service de navettes préexistant de l’hôpital pour transporter les passagers autour de son campus. Le parcours forme une boucle de 2,1 km et dessert les principaux bâtiments de l’hôpital, partageant la route avec les lignes de bus existantes. Le parcours est constitué de sept stations. Navya fournit les systèmes de conduite autonome ainsi que la navette électrique et les services associés.

Un nouveau partenariat plein de promesses

L’histoire de Navya avec Israël semble continuer à un autre niveau. C’est, en effet, avec une entreprise israélienne de premier plan dans le secteur des véhicules autonomes que Navya vient de signer un partenariat.

Navya et REE Automotive ont récemment signé un accord de collaboration dans le but de développer un système de conduite autonome de niveau 4 intégrant la technologie REEcorner et les solutions de conduite autonomes de Navya.

Basé à Tel Aviv et possédant des filiales aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne, REE a été fondé par deux pionniers des nouvelles mobilités, Daniel Barel et Ahishay Sardes. Ils sont à l’origine d’une gamme de plateformes reconnues comme extrêmement polyvalentes. Leur entreprise est cotée au Nasdaq depuis février dernier. REE Automotive a été valorisée à hauteur de 3,6 milliards de dollars à l’occasion de sa fusion en février avec la Spac 10X Capital Venture Acquisition Corp, financée par Mahindra & Mahindra, Magna International et Koch Strategic Platforms.

Ce partenariat avec un acteur reconnu pousse les investisseurs à s’intéresser à nouveau à Navya.

Une action intéressante à plus d’un titre

En effet, le cours de l’entreprise française a corrigé de près de 50% par rapport à son pic de 2020, atteint en novembre. Le titre était à la peine depuis le début de l’année et ce, malgré les records atteints en 2020. Sur l’an dernier, le cours avait connu une hausse spectaculaire de 289%. Mais la publication d’un chiffre d’affaires en net repli et des ventes décevantes avait changé la donne. Jusqu’à la nouvelle du rapprochement avec l’israélien REE.

Le cours a enregistré une hausse de 9,01% dans la foulée de l’annonce de ce partenariat. Cette bouffée d’oxygène devrait pousser Navya à aller de l’avant et à se reconcentrer sur ses objectifs.

L’Asie est dans la ligne de mire. Le groupe a, en effet, l’ambition de confirmer sa position de leader sur le marché asiatique des véhicules autonomes. Elle compte pour cela s’appuyer sur la ligne de production, désormais opérationnelle, de son partenaire sud-coréen ESMO Corporation. En Europe, Navya envisage également un partenariat avec le groupe Bolloré et sa filiale Bluebus.

De quoi faire frémir encore quelques temps les investisseurs qui ne veulent surtout pas rater le coche !