Les millenials, convoités par la fintech

Les millenials - les trentenaires d’aujourd’hui -, frappés par la crise des subprimes au sortir de leurs études et maintenant par celle du coronavirus, aiment contrôler leurs dépenses, tout en optimisant leurs économies. Ultra-connectés, ils intéressent de plus en plus les géants de la fintech.

66
Les millenials sont le coeur de cible des néo-banques

Les millenials, portés par l’innovation

Diplômés pour la plupart entre 2008 et 2010, ces jeunes professionnels se sont retrouvés d’entrée de jeu dans une économie mondiale sinistrée. Du jamais vu depuis la Grande Dépression de 1929. Touchés de plein fouet par la crise du coronavirus en 2020, une décennie plus tard, les millenials seraient-ils les oubliés de la croissance ?

Aux Etats-Unis, ils seraient même la moitié à ne plus croire au rêve Américain, selon un récent sondage du Wall Street Journal.

Ces périodes récessives ont un impact sur leur mode de fonctionnement et de consommation. À commencer par les services financiers et banquiers, qu’ils estiment plus efficaces sur leurs smartphones.

AL_FR_logos_970x250

Hyper connectés, on les surnomme parfois aussi les « digital natives » en raison de leur propension à maitriser les hautes technologies et les rouages du web marketing. La fintech, qui innove en permanence, convoite de près ces trentenaires, avides de services en ligne pratiques. Des sociétés de fintech bancaires conçoivent même des produits spécialement pensés pour eux.

Cœur de cible des néo-banques

Pas ou peu de frais bancaires, disponibles 7/24, les néo-banques ou banques mobiles ont de quoi séduire les millennials, moins attachés au contact humain que leurs aînés – génération X et baby-boomers.

a lire sur tradesources : “Le boom des traders en ligne

Selon une étude publiée par KPMG, on compte en 2020 près de 3,5 millions de comptes actifs enregistrés dans les néo-banques en France ”soit 2,5 fois plus qu’il y a deux ans”, précise EcommerceMag.

Les néo-banques – N26, Vaultia, Max, Nickel ou encore Bunq parmi les plus populaires en France – ont su se créer une véritable place auprès des institutions traditionnelles en ciblant notamment cette génération de jeunes nés après 1980, première génération à avoir grandi avec la révolution digitale.

L’épargne sur un mode ludique

Les applications d’épargne ont su également conquérir les millenials, avides de contrôler leur budget face à un futur incertain.

AL_FR_Gold_970x250_t01

Quatre applications se disputent le podium en France. Bankin Son promet d’optimiser 90% de ses dépenses. Linxo permet à ses 2,4 millions d’utilisateurs l’accès à 320 banques – dont les très sérieuses HSBC et BforBank – et de calculer leurs capacités d’épargne de mois en mois. Pour ceux qui préfèrent les micro-épargnes, l’application Birdycent propose de se fixer des montants à épargner pour un projet spécifique. Enfin, Yeeld permet de réaliser des micro-économies journalières et met à disposition une carte bancaire digitale pour régler des petits achats – tel le café du matin !

D’autres choisissent la voie de l’investissement comme plan d’épargne. Les plateformes de trading très innovantes, qui permettent une gestion efficace et une large diversification des actifs, ont tout pour séduire les millenials.

Selon le site Tradingsat.com, qui dessine les dernières tendances boursières, à la différence des épargnants issus du baby-boom et de la génération X, qui parient volontiers sur des actions comme Apple ou Amazon, les millenials seraient plus enclins « à parier sur l’essor de Tesla mais aussi à redécouvrir une valeur introduite en 1957 : The Walt Disney Company ».