Coronavirus: les marchés financiers cèdent-ils à la panique?

Un éternuement suspect peut provoquer une vague de panique en Chine… Plus de 800 morts déjà. L’inquiétude générée par le coronavirus n’est pas que sanitaire et se ressent également sur les marchés financiers. Avec, notamment, en première conséquence, des répercussions sur la croissance chinoise et une chute du marché du pétrole. Que retenir de l’actualité financière liée au coronavirus ?

874
Répercussions du Coronavirus en Bourse

Quel est l’impact du coronavirus sur l’économie mondiale ?

L’épidémie de coronavirus risque bien de bousculer la croissance économique mondiale. « Les Bourses mondiales sous pression », titrait Les Echos le 27 janvier. Si on ne peut faire encore d’évaluation à ce stade, on peut affirmer que l’économie chinoise est évidement la plus touchée avec de nombreux secteurs à l’arrêt comme le tourisme, les transports ou encore la restauration. Des services qui représentent à eux seuls plus de la moitié du PIB chinois.

Plus l’épidémie sera amenée à durer, plus l’impact sur l’économie mondiale sera retentissant, l’économie chinoise étant devenu un moteur de la croissance mondiale. De nombreux pays se trouvent aujourd’hui dans une situation de dépendance vis-à-vis de la Chine. Or, ce pays est à l’arrêt et on ne sait pas pour combien de temps.

Pour le moment, des grandes entreprises sont touchées par les conséquences de la crise sanitaire. Mais la croissance mondiale tient la route.

Quels sont les secteurs les plus touchés par l’épidémie en Bourse ?

Les secteurs du luxe, du tourisme, du transport aérien et de l’automobile sont parmi les plus impactés. De nombreuses compagnies aériennes ont, en effet, suspendu leurs vols vers la Chine.

Le géant Apple a fermé la totalité de ses points de vente – au nombre de 42 – sur le territoire chinois. Les produits Apple connaissent une grande popularité en Chine. Des usines chinoises en lien avec la technologie automobile sont à l’arrêt.

Le baril du pétrole Brent a enregistré aussi une baisse non négligeable de son cours, passant sous la barre des 60 dollars. La situation peut bien-sûr empirer si l’épidémie se propage.

Les Bourses chinoises ont plongé, entraîneront-elles dans leur sillon les Bourses occidentales ?

Si, au départ de la crise, les places boursières mondiales étaient toutes en état d’alerte, les principaux indices boursiers, quant à eux, ne dévissent pas. Certes, ils enregistrent des baisses.

Par exemple, le CAC 40 a cédé 2,68% depuis son plus haut du 17 janvier à 6 109,81 points, passant à 5 863,02 points, à la fin janvier, annulant ses gains depuis le début de l’année. Il est depuis remonté.

L’indice phare de la Bourse de Londres le FTSE 100 ou encore l’indice allemand Dax ont clôturé également en baisse.

Côté Wall Street, les indices américains ont perdu des points mais ne cèdent pas à la panique, confirmant la bonne santé de l’économie américaine.

A Lire sur tradesources: Métaux précieux: quelles tendances en 2020 ?

Comment réagissent les investisseurs ?

Dans l’ensemble, les répercussions du coronavirus en Bourse ont mené à une baisse sérieuse des actions européennes.

Les investisseurs seront-ils tentés de vendre leurs actions ou doivent-ils résister à la tentation de modifier leur stratégie d’investissement ?

Selon Les Echos, les incertitudes liées à l’évaluation de la crise sanitaire poussent les investisseurs à trouver refuge dans l’or et les emprunts d’Etat. En d’autres termes, la tendance ne serait plus aux actifs « dits à risque ».

Mais le retour de l’aversion au risque ne serait pas partagé par tous. « Les investisseurs sont également confiants dans la capacité des Banques centrales à soutenir l’économie si celle-ci devait fléchir. La Banque de Chine devrait être la première à apporter des liquidités et à prendre des mesures pour venir en aide aux entreprises déstabilisées par la chute de l’activité. », analyse Stéphane Ceaux-Dutheil, analyste chez Alvexo.

Selon ce dernier, il faut attendre quelques semaines, voire un mois ou deux, pour prendre toute la mesure « des dégâts réels et sérieux de la pandémie sur l’économie mondiale ».